Ivan Sarokan
Normalien, agrégé docteur, Ivan Sarokan a enseigné plus de vingt ans en classe prépartoire une discipline qu'il préfère oublier. Il lui suffit d'écrire pour vivre, puisque la vie, la vraie vie se trouve dans les livres. Il a été chacun de ses héros. Raconteur d'histoire comme son arrière grand père, le cantonier des Catalans, il s'est fait tour à tour maître verrier à Murano, vendeur d'oranges sur les heuteurs de Tlemcen, diciple de Bilal à Bam. Comment se limiter à ne vivre qu'une existence quand on tient en suspens dans sa tête dix mille rêves ?
Une lignée polovtse
La lignée des Polovtses s'étend à travers les steppes de l'oubli, portée par une tradition orale où chaque mensonge cache une vérité ancestrale. Leurs récits, gravés dans le silence des bibliothèques moscovites, témoignent d'une persistance au-delà du temps et des frontières géographiques. Ivan Sarokan est né à Moscou en 1983. Sa mère est une jeune marseillaise de trente ans. Venue aider son frère à s'installer dans la capitale moscovite, elle a rencontré neuf mois plus tôt Jossip Genricovitch, dont elle est aussitôt tombée amoureuse. Revenue dans sa patrie d'origine après leur divorce restentissant, Camille élève seule le dernier rejeton de la lignée Polovtse - Jossip est d'origne ukrainienne et Ivan conserve de son père une légère pointe d'accent.
Une lignée poldève
Originaires des confins de l'imaginaire sarokien, les Poldèves incarnent la résistance culturelle par le verbe. Leur histoire est celle d'un peuple sans terre mais riche d'une mythologie qui s'entrelace avec le destin de l'auteur, formant le socle d'une œuvre subtilement post-exotique.